Le CV des échecs : Parce que le succès commence toujours par l’échec

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« C’est une erreur de supposer que les hommes réussissent à travers le succès ; c’est à travers les échecs qu’ils réussissent le plus souvent ». – Samuel Smiles

Échec, erreur, fiasco, rejet, revers, rupture, gâchis, faux pas … Ce ne sont que quelques-uns des mots que nous utilisons quand les choses ne se passent pas comme nous l’avions prévu ou espéré ou imaginé. Ils sont tous des jugements de valeur et ils décrivent le résultat d’une action, d’une manière très négative.

En seulement 0,43 secondes Google trouve 6 600 000 000 résultats concernant le mot « échec ». Il est évident que les gens s’y intéressent et cela, parce que l’échec concerne tout le monde.

Mais nous regardons rarement l’échec d’une manière positive. Nous ne le décrirons certainement pas comme une expérience d’apprentissage. Nous pensions que l’échec est une chose terrible, que nous devons l’éviter ou en ayons peur.

Les échecs sont des coups durs pour notre estime de soi. Combien d’entre nous peuvent se regarder dans un miroir et dire à haute voix : « J’ai échoué et tout va bien. Echouer, c’est bien. » ?

Combien d’entre nous se rappellent, après un échec, dans ce moment-là où nous essayons de nous « dépoussiérer », que les personnes les plus créatives et qui ont rencontré le plus gros succès, se sont données la permission de faire des erreurs ; parce qu’elles savaient que sans quelques erreurs, il n’y a pas des découvertes ?

Elles savaient que l’échec est un processus d’apprentissage et que cela n’a rien à voir avec l’estime de soi.

Nous savons tous comment Edison était un maître pour se servir de ses « erreurs » en tant que nouvelles étapes vers la découverte, lorsqu’il a essayé 5000 fois de construire une batterie de stockage électrique pour stocker l’électricité qui a alimenté ses ampoules.

Ou Burt Rutan, l’ingénieur aéronautique qui a dit : « Je dois développer neuf prototypes qui vont nulle part, pour faire celui qui va à la production pour des grosses sommes d’argent. Seul le lieu qui tolère l’échec donne lieu à la réflexion qui se traduit par le succès ».

Mais examinons aussi quelques-uns de nombreux exemples récents. Il suffit de demander à Brian Chesky, PDG du site de location des maisons Airbnb, qui a publié sur le site Medium les sept courriels de rejet de la part des investisseurs de Silicon Valley. À l’époque, la société cherchait à rassembler des capitaux en valeur de 150,000$. Ces 150,000$ auraient signifié 10% du capital d’Airbnb, société qui vaut 30 milliards de dollars aujourd’hui.

Rovio, le créateur du jeu Angry Birds a passé huit ans dans la production de 51 versions de jeu différentes. 51 rejets plus tard, Rovio a publié sa 52ème version du jeu qui a été aussi celle qui a finalement décollé et a rencontré un énorme succès.

Avant de créer WhatsApp, Jan Koum et son partenaire d’affaires Brian Actom, ont tous les deux travaillé chez Yahoo pendant neuf ans avant de quitter l’entreprise. Ils ont ensuite postulé à Facebook mais sans succès. C’est seulement après qu’ils ont décidé de créer la célèbre application WhatsApp, qui est maintenant, ironiquement, rachetée et détenue par Facebook et qui, bien sûr, a fait de Jan et Brian des milliardaires dans un très court laps de temps.

L’échec est une partie du processus de réussite. Les gens qui évitent l’échec évitent également le succès” – Robert T. Kiyosaki

L’échec fait partie non seulement de l’expérience d’apprentissage, mais aussi du processus de création. Le slogan d’IDEO, la société de design, est « Échouer souvent pour réussir plus rapidement » car c’est à travers les échecs qu’on peut trouver de des résultats intéressants, nouveaux et qui changent la vie.

Il y a aussi le Design Thinking, bien connu dans le monde du design, qui a beaucoup à voir avec l’échec.

Le Design Thinking est un processus de résolution de problèmes qui intègre une phase de prototypage dans la phase de test. Et avec ces étapes, vous devez parfois réitérer, revenir en arrière, exécuter plus de tests, recommencer et ainsi de suite. Et tout cela fait partie du processus d’apprentissage, de « ce qui a fonctionné, ce qui a échoué et ce qui a été appris » dans la phase de test, avant de passer à l’étape de validation et de construction d’une solution fiable.

Ainsi, encore une fois, quand on regarde les échecs comme des expériences d’apprentissage, ils peuvent nous aider réellement à réussir.

L’économiste canadien Larry Smith affirme que les gens laissent souvent la peur de l’échec les conduire à l’échec de leur carrière. Plutôt ironique.

Alors, voici le défi : à la place de vos réalisations, construisez un CV de vos échecs et appelez-le votre «CV des échecs ». Plus il y a d’échecs, mieux c’est. Parce que cela signifie que vous avez été suffisamment courageux et curieux pour prendre des risques, apprendre, découvrir et repousser vos limites et assez intelligents pour étendre votre cerveau et la façon dont vous regardez le monde.

Et le plus important, j’espère qu’au fur et à mesure que vous le remplissez, vous verrez que l’échec a été votre compagnon pendant toute votre vie, à partir du moment où vous avez appris à faire vos premiers pas, échoué et essayé à nouveau, jusqu’à ce que vous vous teniez sur vos pieds.

Pensez à toutes les fois où vous êtes tombé mais vers le haut. At-il eu l’effet dévastateur que vous imaginiez ? Qu’est-ce que cela vous a appris et comment vous avez grandi et évolué personnellement ? Comment pouvez-vous regarder l’échec différemment la prochaine fois ?

Aucun être humain n’est jamais devenu intéressant en n’échouant pas. Plus vous échouez, vous vous remettez et vous vous améliorez, mieux vous êtes en tant que personne. Est-ce que vous avez rencontré quelqu’un pour qui tout a fonctionné parfaitement, sans combat et sans difficultés ? Ces gens ont généralement la profondeur d’une flaque d’eau. Ou ils n’existent pas. » – Chris Hardwick

Si vous êtes encore hésitant, sachez que Johannes Haushofer, un professeur de Princeton a publié son CV d’échecs sur Twitter où il a courageusement répertorié tous ses échecs professionnels, tous les programmes d’études et les postes universitaires qu’il n’a pas obtenu.

Chaque adversité, chaque échec, chaque chagrin d’amour porte en elle le germe d’une prestation égale ou supérieure » – Napoleon Hil

Bannissez les terrifiants « oui mais » et « si » et ne laissez jamais la peur vous empêcher de réaliser votre plein potentiel. Et rappelez-vous que le seul échec, c’est celui de ne pas apprendre et qu’on apprend toujours plus de nos erreurs que de nos succès.

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